
Le corps de ferme |
La
Ferme de l’Ecorce se situe sur le site de l’Ecorce. L’Ecorce est une propriété de
60 hectares, dont une partie est exploitée par un G.A.E.C. Dans ce cadre rural, calme et reposant, s’élèvent une bâtisse
principale, le château de l’Ecorce, que nous habitons.
Cette propriété familiale a une histoire dont nous relatons quelques
passages au fil de ce chapitre. Vous y découvrirez les liens avec la « Grande Histoire »,
notamment au moment des Guerres de Vendée. Un des aïeuls de Claire
et toute sa famille a combattu aux côtés de Charrette. Sur la gauche du château subsiste
un des 2 corps de ferme, à l’architecture particulière,
avec des arches superbes. C’est là que se situe La Ferme
de l’Ecorce. A l’une des extrémités, le
Pressoir, notre gîte de
Séjour, est aménagé pour vous accueillir en vacances,
pour une étape, pour une fête ou une formation professionnelle. A l’autre extrémité de ce bâtiment, se trouve la
bibliothèque, pour mieux vous accueillir.
A quelques pas, le Colombier de Philomène, notre chambre d’hôtes,
le jardin Clos et, un peu plus loin, le Petit Bois Charmant sont à votre
disposition.
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Le vignoble nantais
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La
Ferme de l’Ecorce bénéficie d’une situation
privilégiée. L’Ecorce a toujours été à la
croisée des chemins. Elle est à la charnière des départements
de la Loire-Atlantique et de Vendée, deux départements
en pleine expansion touristique. Côté Loire-Atlantique,
l’Ecorce fait partie de la communauté de communes de
la Vallée de Clisson, elle-même raccrochée au
Pays du Vignoble Nantais. Côté Vendée, nous faisons
géographiquement partie du Haut Bocage.
Historiquement,
l’Ecorce faisait partie des Marches
Avantagères de la Bretagne, tout comme Saint-André de
Treize Voies. Cette zone frontière dépendait juridiquement
de la Bretagne. Mais l’influence du Poitou, auquel Rocheservière
et Montaigu étaient rattachés, se faisait sentir. L’histoire
des Marches a laissé de profondes empreintes dans cette région.
Quelques notes supplémentaires sur les Marches, d’après
E. Chenon , dans le document familial.
Actuellement, à 10 minutes de la sortie Montaigu
de l’autoroute Nantes-Niort, à moins d’une heure
des plages du littoral Atlantique, à 30 minutes de Nantes
et de la Roche-sur-Yon, la propriété est à proximité de
nombreux sites culturels, touristiques et historiques les plus visités
de la région ainsi que des pôles économiques
et scientifiques. Le patrimoine naturel est également très
intéressant, bien exploité et protégé.
L’Ecorce est à 3
Km de Vieillevigne.
La commune de Vieillevigne
A
présent, Vieillevigne a aussi un site de présentation
sur Internet www.ville-vieillevigne.fr.
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« Contrairement à tous
les autres, le château de l’Ecorce existe encore ».
L’Ecorce est depuis des générations propriété de
la famille de Claire. Tous ceux qui s’y sont succédés ont
eu à cœur de préserver cet endroit, de le maintenir en état.
« Les deux noms de l’Ecorce et du Marchais sont fort anciens.
« Des documents du XIII et XIV siècle nous les font connaître
comme des fiefs relevant de la châtellenie de Vieillevigne.
« Le nom de l’Ecorce n’a pas toujours présenté la
même orthographe, tantôt « Lescorce », tantôt « l’Ecorce ».
« Si l’on fait attention aux noms des villages qui avoisinent
le château actuel il dû être un rendez-vous de chasse….Le
voisinage du château était rempli de bois. « La vieille demeure seigneuriale n’occupait
pas la même situation que le château actuel, bâti
en 1817.
« Elle s’élevait plus bas, à une cinquantaine
de mètres de l’Oignon…
… René Le Maignan avoue tenir « de haut et puissant seigneur
Jacques Gabriel Le Clerc, Maréchal des camps et armée du Roi, Marquis
de Juigné, Baron de Champagné, La Lande, Montaigu, Rocheservière,
Boisrouaud, seigneur de Vieillevigne… » le lieu noble, domaine,
appartenances et dépendances de l’Ecorce, consistant en maison,
cour, chapelle, courtil, prés, paturaux, bois, futaies, garennes, étang,
fuye, terres arables et non arables. »…
« Cette vieille demeure seigneuriale fut incendiée par les
colonnes infernales en 1794.
« L’actuel château de l’Ecorce fut reconstruit
en 1817 avec les pierres de l’ancien château, par « Augustin
Charles Alexis Le Maignan de l’Ecorce, rescapé de la Guerre de Vendée.
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« Le Calvaire…a été béni
le 26 juillet 1914.
« Sur le piédestal, les armes et le blason des premiers Le
Maignan, ( trois coquilles Saint Jacques) et une devise : « Semper
fidelis ». …deux fleurs de lys, pour la fidélité de
cette famille au roi. »
« La Chapelle de Sainte Marguerite de l’Ecorse
« Proche du château, se trouvait une petite chapelle dédiée à Sainte
Marguerite… brûlée en même temps que le château.
Pendant un siècle et demi, les paroissiens de Vieillevigne, voisins de
Saint-André-Treize-Voies, vinrent assister à la messe le dimanche,
parfois en cachette, pendant la Révolution et les Guerres de Vendée.
« Quand la petite histoire rencontre la
grande histoire
« En 1622, les deux frères Le Maignan, Jean de l’Ecorce
et René du Marchais, les seuls catholiques importants en cette terre devenue
protestante, eurent l’honneur de donner asile, à la suite de Louis
XIII, lors de son passage à Vieillevigne. Le Roi vint à l’Ecorce,
le soir du 12 avril 1622, pour préparer ses plans pour continuer la guerre
contre les protestants.
« Au moment de la Révolution, la famille Le Maignan de l’Ecorce était
représentée par Louis Gabriel que nous évoquons dans la
généalogie.
« Après la Révolution, plusieurs membres de la famille
Le Maignan furent maire de Vieillevigne et trois ont leur nom gravé sur
les cloches de l’église (un paragraphe du document familial est
consacré à ces cloches )
« En 1816, l’Ecorce fut témoin d’une réunion
des chefs royalistes des divisions du Bas Poitou, à l’occasion du
débarquement à Noirmoutier, de Monsieur Louis de la Rochejacquelin...
« En 1832, le 21 mai, les chefs de division du 3ème corps
d’armée vendéen (celui de Charrette) à la fidélité desquels
s’était confiée la Duchesse de Berry, y tinrent également
conseil. » |
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Guerres de Vendée |
Le
Château de l’Ecorce appartenait à la famille Le
Maignan, avant 1400. … Une branche cadette de ce nom, fixée à la
Bourdinière en St Philbert de Bouaine existait encore à la
fin du XVIII siècle. Rien d’étonnant qu’elle
n’ait elle-même donné son nom à la petite
seigneurie de L’Ecorse en Bouaine….
« … Les Le Maignan appartiennent à la plus ancienne noblesse
du Comté Nantais et sont une des rares familles de cette région
dont la filiation suivie remonte jusqu’au XIVème siècle….Ils
ont occupé des charges à la cour des Ducs de Bretagne…
« Les Le Maignan furent les auteurs de nombreuses branches…Nous
ne citerons que les deux branches principales : 1/Le Maignan de Kerangat,
en Bretagne ; 2/ Le Maignan de l’Ecorce dont descendent les Le Maignan
de la Verrie.
La dernière génération qui habita
l’ancien château : les parents et leurs 5 enfants.
« Louis Gabriel Le Maignan de L’Ecorce,
chevalier, seigneur de l’Ecorce, le Marchais, l’Epinay,
est né le 15 avril 1731.
En 1793, il rejoignit les vendéens pour devenir commandant de la compagnie
bretonne de Bonchamps. Il rentre à l’Ecorce le 10 Nivôse
an XI (31/12/1802). IL décèdera à 86 ans, en 1816 dans
les ruines de son château.
« Marie-Anne Augustine Le Maignan de L’Ecorce, sa femme, née
Rorthays, royaliste, prisonnière des républicains, est guillotinée
le 8 avril 1794.
« Marie-Anne, la fille aînée, née en 1775 sera
emprisonnée avec sa mère et décèdera d’épuisement à l’âge
de 19 ans.
« Jean-Pierre et Benjamin Charles, nés en 1777, combattront
aussi et seront fusillés à Noirmoutier en 1794.
« La dernière fille de Louis Gabriel, Mélanie Aimée
Louise, née en 1784, survécut et regagna Vieillevigne.
« Augustin Charles Alexis Le Maignan
de l’Ecorce né le 10 septembre 1781 à Clisson, se
bat, ayant à l’époque 13 ans dans l’armée
de Charrette, dont il devint l’aide de camp. Il se réfugia
chez des fermiers, à l’Orière, au passage des
colonnes infernales. Il reprendra les armes au retour de Napoléon
(bataille de Rocheservière) et sera chef de la Garde Nationale
jusqu’en 1830.
En 1816, à la mort de son père, il commence la construction de
la demeure actuelle de l’Ecorce.
A plusieurs reprises, il sera conseiller municipal de Vieillevigne et maire
de 1815 à 1817 puis en 1848.
Il mourut le 23 mars 1854 et fut enterré à Vieillevigne au côté de
sa femme…
Il épouse en secondes noces sa cousine germaine Marie-Benjamine Voyneau
du Plessis. Ils eurent 4 enfants, dont Auguste Charles Louis, ( 1823-1908),
marié à Félicité Joséphine de la Ville Férolles
des Dorides en 1850.
Leur fils aîné Georges Charles Louis, né en 1851 eut pour
fille, en 10ème et dernière position Marie-Antoinette. Celle-ci
est la mère de Luc de Faultrier, le père de Claire.
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